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| Les Tsingys Rouges, au sud de Diego Suarez |
Nous atterrissons à Antsiranana, qu'on appelle en général "Diego", tout au nord de la grande île. Il fait gris, et tant mieux, le soleil tape moins. Diego est une ville à deux visages. L'ancien quartier colonial et le quartier malgache. Le premier est bâti sur les restes de maison coloniale ou qui ont essayé d'en copier le style, souvent à demi en ruine, la végétation reprenant ses droits dés qu'on s'écarte de la rue Colbert.
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| Cette cour est ce qui reste d'un grand domaine colonial. Quelqu'un a transformé ce domaine en une sorte de parc arboré, qui sert également de pépinière et de production de fruit et de fleur. |
On explore un peu partout, en cherchant à atteindre le front de mer. Il y a une drôle d'atmosphère dans cette partie de la ville. Il y a beaucoup de peinture sur les murs (Madagascar est la patrie des peintres d'enseigne : tout est peint à la main ici, avec généralement, un sacré savoir-faire) et les graffitis des murs s'intègrent entre les vieilles pierres et la végétation.
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En trouvant enfin le front de mer, il aura fallut pour ça se frayer un chemin entre deux villas de vasahas (européens) et passer entre les cases décrépites de leurs voisins immédiats, une famille de pêcheurs, on tombe sur un chantier naval.
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| Tout à la main, du cintrage des membrures au calfatage... |
On part en vadrouille pour aller voir les Tsingys rouges, dans la région. On rencontre pour ça une célébrité, Roger 4L, autour d'un verre. Si on le surnomme Roger 4L, c'est parce que c'est non-seulement un des premiers à avoir emmener des visiteurs sur les tsingys (une des pistes à même été tracée par lui même et son frère !) mais aussi parce qu'il n'a pas de 4x4, mais une 4L !
On traverse les paysages du nord, alternant pampa de terre rouge et rizières, sur une route défoncée d'abord, puis la piste, qui grimpe dans les collines de plus en plus sèches.
| Tout à fait le genre de rivière où on imaginerait des crocodiles... D'ailleurs, c'est bien possible qu'il y en ait. |
Enfin on arrive aux Tsingys. Ce sont des formations géologiques étranges, qui émergent du sol dans des canyons, comme des pointes vers le ciel. Roger en connait un rayon, aussi bien sur la région que sur la géologie.
Devant ces paysages, on reste muets. L'ocre rouge vif est encore renforcé par le contraste avec la broussaille d'un gris bleuté, et le tout fait ressortir le gris jaunâtre des tsingys. Par endroit, selon les caprices des temps géologiques, le sol est jaune vif, rouge ou gris foncé...
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| De tout petits tsingys se forment dans la roche tendre, lorsqu'un cailloux de roche volcanique abrite une zone de l'érosion. Le sol en est parfois recouvert. |
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| Il y a des habitants dans les canyons, comme ce faucon en plein repas. |
Mais il est temps de quitter la région de Diego, pour poursuive vers le sud. Prochaine étape, la grande forêt primaire de la montagne d'ambre.
















C'est époustouflant !! Ces couleurs !! Magnifique !! Même le faucon a pris la couleur de la roche !! Et il faut avoir l'oeil pour le voir !! Vivement la suite !
RépondreSupprimerEt en plus ,en 4L jaune..., Royal! A quand l'épisode 2.
RépondreSupprimerTrès bel article. Dommage que les magnifiques photos ne montrent pas les makis derrières les roches et les caaaa-illoux (Francis 4L)
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