On part de Diego avec Francisco et Floris, guide et chauffeur de leurs états, avec qui on passera un moment. Direction la montagne d'ambre. C'est un parc national au sommet d'un massif montagneux recouvert de forêt primaire humide. Plein sud donc, dans l'arrière pays. C'est un autre paysage, plus humide et plus arboré sur la route.
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| Première panne. Heureusement, Floris est un bon mécano. |
On arrive à la montagne d'ambre après quelques pistes boueuses. On y passe la journée et on y bivouac pour la nuit. En montant la tente, on devient des curiosités : personnes ne campe ici à part quelques chercheurs. C'est que c'est la jungle ici.
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| toutes les cascades de la région sont fady : tabou. Interdit d'y mouiller un orteil, n'y même de s'en approcher. |
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| Un gecko Uroplate : un roi du camouflage endémique de Madagascar |
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| L'autre roi du camouflage : Le plus petit caméléon au monde ! (Brookesia Minima). Non seulement il se camoufle dans les feuilles mortes, mais en plus il mesure moins de 2 cm... |
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| pour une idée de sa petite taille... |
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| Un ananas sauvage |
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| Les mangoustes gambadaient autour du bivouac, l’affût du moindre truc comestible oublié... |
Après une journée à randonner dans la forêt, et une nuit sous la tente, on se remet en route. On veut continuer vers le sud, et Francisco, notre guide, nous a trouvé un autre guide, Gari, qui connait une piste qui y conduit.
Ce sentier, c'est celui des porteurs de khat. il traverse toute la région et est utilisé quotidiennement par ces porteurs pour acheminer la récolte jusqu'à Joffreville, ou elle sera vendue. Le khat est une plante utilisée comme une drogue à mâchouiller. Interdite en France comme dans beaucoup d'endroit, elle est légale à Madagascar, et est devenue une des cultures les plus lucratives.
Nous on remonte ce sentier en partant de Joffreville, vers le sud.
C'est surement la plus longue et la plus belle randonnée que l'on aura fait à Madagascar. 6 ou 7 heures à travers des paysages à couper le souffle, de villages en villages, à croiser les porteurs et leurs chargement sur la tête.
Les Porteurs n'ont pas l'habitude de voir du monde sur ce sentier. Ils se moquent de Gari en disant qu'il s'est perdu en cherchant le parc national...
On s’arrête finalement dans le gros village de Ambahivahi un moment pour prendre des nouvelles de notre 4x4 qui devait nous y rejoindre. Raté, il n'est pas là.
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| Une machine faite maison comme les malgaches savent en fabriquer... |
on mange un bout près d'une rivière où se rafraîchissement les zébus. Une vielle malgache vient s’asseoir avec nous. Elle est complètement bourrée et rit tout le temps. Francisco nous dit que quelqu'un est surement mort : La tradition ici, c'est de picoler aux enterrements.
Et finalement petit à petit on retrouve de la civilisation. On reprend notre 4x4, qui nous a rejoint, et on s’arrête pour déposer Gari au prochain village. En discutant, il nous dit avoir eu récemment deux jumelles qu'il a appelé Garcia et Gracia. On lui souhaite tout le bonheur du monde... Et on repart.
La piste redevient un route et on pousse jusqu'à la région de l'Ankarana.
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| Ambahivahibe (à ne pas confondre avec Ambahivahi, qui n'est qu'un village) |
Le paysage à changé : l'Ankarana est sec. Plus de cocotiers, plus de manguiers : ici toutes les plantes ont des épines. Et on verra que même le sol en a ! Mais c'est la prochaine étape...























Question du pilier de comptoir de Clocheville, lequel est un caméléon pour tous lieux où l'on peut boire : Est-ce qu'on peut picoler en dehors des enterrements ? Merci de répondre le plus vite possible (Hips, bisous).
RépondreSupprimerRenseignement pris auprès de la population locale : Oui, on peut picoler hors enterrement, notamment dans les mariages. L'ambiance change, la musique peut être aussi, mais pas les bouteilles.
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