On embarque donc dans une barque rapide, gilet de sauvetage sur le dos après des adieux chaleureux à Floris et Francisco. C'est un voyage presque confortable (ça tape presque pas !) d'une trentaine de minutes à regarder passer les pirogues, les boutres à voile et les vieilles barges rouillées. Nosy Komba fini par se dresser devant, touffue, sauvage.
On débarque sur la plage et on se et en route vers notre prochain point de chute, le gite de l'association Akiba. Il faut une bonne heure de montée sur un sentier pour rejoindre le petit éco-village nichée dans le coeur de la forêt.
 |
| Petit serpent dont j'ai perdu le nom, croisé sur le chemin... |
 |
| Ça grimpe, doucement mais surement ! |
 |
| Partout à Madagascar, on peut croiser de magnifiques caméléons... |
L'association Akiba à été fondée par Jérôme, un type assez incroyable qui semble avoir une réserve de courage et d'idées inépuisable. Elle à pour but de développer autour de ce tout petit éco-village des activités allant de l'agroforesterie à la permaculture avec la population locale pour rependre sur l'île des techniques de culture pérennes et durables. Ils on également créer une petite école de brousse pour les enfants des villages du centre de l'île. Depuis peu, l'association à construit un gîte et fait table d'hôte (avec les produits du potager) pour financer leurs projets.
On se retrouve dans ce havre de paix, perché dans les hauteurs touffues de cette petite île, à partager avec Jérôme et les éco-volontaires du moment, un plat de légume rôtis de riz et de beignets fondants. Il y a pire !
 |
| Les enfants du village nous servent de guides quelques mètres pour nous mettre sur le chemin du sentier vers le sommet de Nosy Komba. |
 |
| Au sommet, à 600, un type à monté un bar ! C'est Sakis, un type formidable musicien et journaliste en exil... Et chez Sakis, on peut donc siroter un jus de fruit frais maison ou de délicieux rhums arrangés en écoutant ses histoires et même louer une tente pour 10 000 ariary la nuit (2€60 à peu près...) |
 |
| Peu de bars peuvent se targuer d'avoir une aussi belle vue de leur terrasse... Ici, c'et Nosy Be qu'on aperçoit. |
C'est quelques jours aurons été riches en rencontres et en échanges. Nous aurons partagé un peu la vie de l'association, que ce soit à partir en escapade à travers les petits sentiers de l'île pour aller chercher des pousses de kolatier sur une plantation tentaculaire (et quasi verticale, il faut le dire) ou à partager un plat de riz et de légumes grillés avec Jérôme, les écovolontaires sur place ou même les autres voyageurs de passage.
 |
| Jérôme pendant la cueillette de ses pousses de kolatier. |
 |
| Et la grande île au loin, la côte mangée par une mangrove exceptionnelle et gigantesque. |
c'est rare de pouvoir apprendre autant de choses en voyage... Cerise sur le gâteau, Jérémie, qui travaille à Akiba, nous à emmené avec lui lors de sa tournée de pollinisation de la vanille (il y a pus de 300 pieds de vanilles qui entourent tout le domaine). Il nous à montré la technique, délicate et précise, pour polliniser cette fleur.
On aurait presque voulu poser vos valises dans cet endroit hors du temps... Mais on repart vers la côte, pour pouvoir, dans quelques jours, rejoindre Nosy-Be et son aéroport. On profitera au passage, de la rencontre avec les makis "macaco", typiques de Nosy Komba. Le mâle est entièrement noir alors que la femelle à un pelage roux avec de grandes rouflaquettes blanches !
 |
| Les broderies traditionnelles des piles Malgaches sont exposées, volant au vent sur le bord de la plage. |
 |
| Le fameux "Eulemur macaco" ou lémurien noir... Même si seul le mâle est noir ! |
 |
| c'est la saison : beaucoup de femelles ont des petits accrochés... |
 |
| Des caméléon, partout ! celui-ci était tout petit et évolue plutôt au sol. |
En une dizaine de minute de bateau rapide, on arrive à Hellville, la capitale de Nosy Be et notre dernière destination. N'ayant pas envie de gagner la côte balnéaire et touristique après ce voyage perdus dans la nature, nous préférons rester découvrir le paysage urbain de cette ville souvent seulement un endroit de transit.
On flâne au marché puis dans les rues. Ça grouille de vie, de couleurs, de taxis, de tuktuk qui klaxonnent à tout va... On sent que le niveau de vie est plus élevé ici que dans les autres villes qu'on a pu visiter (à part Diego). On fait les dernières emplettes, ça sent la fin du voyage...
 |
Un petit qui est venu engouffrer manger toute une main de banane à nos pieds pendant que nous faisions nos achats au marché. |
Et c'est la fin du voyage... Madagascar est un pays terrible, sauvage et incroyable qui donne l'impression (et je suis convaincue que c'est le cas) qu'on pourrait l'explorer pendant des années sans se lasser. Je ne pense pas avoir déjà autant eu l'impression de n'avoir qu'effleuré un endroit : et d'une façon très contradictoire, j'ai l'impression d'y avoir découvert milles choses...
Une chose est sûre : on y retournera !
Commentaires
Enregistrer un commentaire