Retour en Tanzanie - partie 2 - Mikumi et les monts Undzungwa


 


Une voiture passe nous prendre aux aurores. et nous arrivons au abords du parc au bout de 2h30 de route. Un thé au gingembre bien piquant dans une petite gargote plus tard et nous entrons dans le parc national de Mikumi.

Il est le troisième parc national de Tanzanie, mais seulement une toute petite partie est accessible au public. Le nombre de pistes touristiques y sont finalement peu nombreuses. 

Nous embarquons dans un étrange petit 4x4 tout ouvert dont le pare-brise se replie entièrement. Le parc est superbe et les paysages commencent à s'étendre devant nous... De longues plaines déjà vertes parsemées d'arbres défilent, et les montagnes bordent le tout au loin, disparaissant dans l'horizon. 



On croise très vite les premières girafes, zèbres, antilopes, gros buffles et éléphants. Nous sommes comme des enfants ! Mikumi ne casse pas sa réputation : la faune y est abondante. Et cerise sur le gâteau, on y voit BEAUCOUP de girafes. Dès la fin de matinée, on commence à croiser moins d'animaux. Il commence à faire très chaud et le soleil tape. On les retrouve alors plus volontiers tassés sous les seuls points d'ombre.

Place : On veut de l'ombre !


Après une pause repas, nous repartons pour un petit bout de balade. On aura la chance d'observer quelques lions en pleine sieste, des hippos qui barbottent et le plus gros python que nous ayons jamais vu : c'est bien simple, il aurait pu barrer aisément toute la largeur de la piste ! 



Bonjour.


Il est rapidement temps de se remettre en route : notre prochain point de chute va demander encore quelques heures de route. 

Nous suivons la nationale. Le paysage est magistral... La route est bordée de chaque côté de montagnes d'un vert puissant, embrumées, qui semblent se succéder sans fin, juste ponctuées par quelques petit villages de cases de briques et de toits de chaume. On a vraiment l'impression d'être au milieu de nulle part.


Les panneaux publicitaires locaux.


On arrive au "Crocodile camp" qui est littéralement au milieu de rien. Difficile de faire plus isolé : L'endroit est niché sur les berges de la grande Ruaha, avec d'un coté les immenses forets des monts Udzungua, et de l'autre, les non moins forestiers monts M'Gombwe. On s'installe dans notre bungalow, on prend connaissance des informations affichées à l'intérieur ("ne vous approchez pas des berges, il y a des crocodiles et des hippopotames" et "si des éléphants en migration traversent le camp, écartez vous et ne les effrayez pas"). Nous sommes tout seul avec la petite et très jeune équipe qui gère l'endroit en l'absence des propriétaires.

On se pose alors sur notre terrasse avec vue imprenable sur la Grande Ruaha, longue et large rivière rouge qui serpente dans la forêt touffue des monts Udzungwa.




Une grande famille de vervet passe ses journées autours des bungalows, parfois à flâner dans les braches des arbres proches, parfois à surveiller les cuisine et un éventuel fruit à chiper. 

Il y a pire endroit pour savourer une bière presque fraiche après une longue journée ! 


carnet de Marion


Après une bonne nuit de sommeil nous partons pour un trek de deux nuits dans les montagnes M'Gombwe, de l'autre côté de la route. C'est un euphémisme de dire que peu de touristes s'aventurent sur ces pistes broussailleuses.

Nous partons sac sur le dos et le cœur vaillant, accompagnés par deux des jeunes employés du camp. A peine la route traversée, nous nous enfonçons dans la brousse. Un véritable champ de baobabs laisse vite place à une végétation plus touffue, ponctuée des cris des babouins qui hurlent sur notre passage : le message est clair, n'approchez pas !



Il y a quand même des habitants... Mais difficile de faire plus isolés ! Certains enfants que nous avons croisés dans ses montagnes très reculées semblaient n'avoir jamais croisé de "Wazungu" (d'étrangers).


Il se met vite à pleuvoir. Mais nous sommes équipés ! Nos accompagnateurs par contre, beaucoup moins. Et c'est là que les choses se gâtent. Car si les pistes broussailleuses des "M'Gombwe mountains" sont peu connu des touristes, il faut croire qu'elles sont malheureusement peu connues de notre guide tout penaud. Il est en fait complètement perdu ! Après un temps bien trop long à faire des détours sous la pluie dans des pistes boueuses nous mettons fin à l'expédition. Il va faire nuit dans quelques heures, nous sommes encore à 4h de marche du camp en faisant demi-tour et notre accompagnatrice est complètement frigorifiée : il est bien plus sage de rentrer. 

On troque finalement nos jours de trek contre un peu farniente au bord de la rivière et des montagnes.
On sèche nos affaires, on fait la lessive, on déguste les spécialités locales, on rempli nos carnets et on observe les singes. Cette parenthèse hors du temps est finalement très bienvenue.

Mais ce moment de repos ne sera pas exempt d'aventures puisqu'il nous faudra encore contacter les propriétaires par téléphone pour mettre au clair nos comptes (le trek avait été payé d'avance). Et oui, dans un endroit ou aucune onde ne passe, téléphoner n'est pas quelque chose d'anodin : il faudra prendre un tuk-tuk pour rejoindre la ville la plus proche (à plus de10 kilomètres) pour pouvoir enfin avoir du réseau. Une véritable expédition !






La rivière Ruaha, carnet d'Antoine. 

Nous décidons de profiter d'une belle journée pour aller explorer un peu la nature par nous même. Nous reprenons le début de chemin fait avec notre "guide de choc". L'endroit est magnifique et nous pouvons savourer de profiter des superbes paysages en flânant à notre rythme, à observer les bêtes, écouter le cri des babouins qui résonne dans le lit de la rivière asséchée en cette saison.

Nous sommes baigné par le son des oiseaux, des insectes qui vrombissent, et la lumière dorée du soleil brûlant. Tout semble très sauvage : c'est grisant. 





Carnet de Marion

Ces petits singes ne sont pas si timides !


Nous passons notre dernière soirée au "Crocodile camp" avant de repartir pour la prochaine étape de notre voyage : direction le parc national du Ruaha !

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