6h tapantes, nous montons en voitures. Petit arrêt dans la ville d'Iringa pour un petit déjeuner succulent (dans une chaine de boutiques d'artisanat/resto tenues par un diocèse, où tout les employés du restaurant sont sourds muets). La région d'Iringa est très campagnarde. Il n'y a pas une parcelle qui ne semble pas cultivée. Très vite, on quitte la route goudronnée et le 4x4 dévale une piste cahotante à toute vitesse.
Mais arrivés sur une piste sableuse rose au milieu d'une forêt assez basse et touffue... BAM ! Un des pneus à décidé de rendre l'âme. Une pause réparation à flâner sur la piste et à observer les fourmis et les papillons, nous pouvons repartir.
Mais les aventures ne s'arrêtent pas là, à peine 2 minutes plus tard, un énorme "CLONGK" retentit, et on voit la roue de notre 4x4 nous dépasser et finir sa course dans les buissons pendant que la voiture racle le sol. Cette fois, ce sont les écrous qui ont lâché, nous sommes immobilisés.
Par chance, une voiture passe à coté de nous et notre guide Yoram part en direction du prochain village pour ramener un mécano.
Il revient deux heures plus tard (avec du coca frais et des biscuits) à bord d'un 4x4 hors d'âge et bringuebalant. Le mécano sort et se met au travail. Nous, on monte à bord du vieux taco qui sent l'essence en se demandant si il va réussir à tenir jusqu'au village. On traverse une campagne très reculée, sauvage, bordée de rizières et de collines. Tout est d'un vert incroyable grâce aux pluies qui ont commencées à revenir.
| Peu de béton dans les petits villages qui bordent la route : c'est bois et brique. Les briques étant cuites sur place avec la terre locale, les maisons semblent tout juste sorties de terre. |
| Après de grosses pluies, un simple court d'eau peut vite devenir bien large ! |
La nuit commence à tomber, tout le monde sort sa lampe frontale. Notre guide bloque les portières et ferme les fenêtres brusquement une fois la nuit tombée. Il nous dit qu'ici, il y a des animaux. Les léopards et les lions aiment chasser la nuit, et ils ne connaissent pas la limite du parc. On scrute les fourrés avec un œil un peu différent...
Les rangers du parcs viennent nous chercher, une nouvelle voiture sera disponible demain. On s'offre une nuit de repos bien mérité dans les chambres du parc après toutes ses péripéties.
| Il y a pire paysage à voir depuis sa fenêtre au petit matin... |
On part donc (enfin !) pour notre exploration du parc. Le paysage est à couper le souffle... Si il talonne le Serengeti par la taille (10 300 km2 tout de même), la géographie du Ruaha est on ne peut plus différente du grand parc du nord. Ici, pas de plaines à pertes de vues mais un paysage vallonné, des forêts claires, des bosquets touffus, le tout traversé de cours d'eau et rivières.
Tout est d'un vert pétant et même les baobabs sont tous en feuilles, le tronc encore écorché par les éléphants en recherche d'eau pendant la saison des pluies. On croise très vite les premiers animaux : Girafes, impalas, damas des rochers et même trois grand Koudous aux cornes torsadées qui prennent la pose dans la lumière dorée du matin.
| Petit chacal en vadrouille |
| Les vautours essaye de repérer le prochain endroit ou festoyer. |
Il est moins aisé de repérer les animaux dans le parc du Ruaha que dans les larges plaines des parcs du nord. Moins habitués aux foules, ils semblent également un peu plus farouches. Mais les rencontres au détour d'un bosquet ou à l'ombre d'un bord de rivière n'en sont que plus savoureuses.
Les animaux sont dans leur royaume.
| Un bébé hippo qui broute sur la berge... Une jolie surprise de noël ! |
| Un grand groupe de lions se prélassent, le ventre bien distendu par leur dernier repas. |
| Les éléphants, ou le bonheur d'être dans l'eau. |
Nous passons notre matinée de noël dans le parc à nouveau. On savoure l'ambiance matinale et les nouvelles rencontres... Troupe de lions en digestion, hippopotames, girafes par dizaines... C'est une belle matinée !
Il est temps de quitter le parc et de commencer le chemin de retour vers Morogoro avant de pouvoir repartir le lendemain en bus direction Dar es Salam. La route sera épuisante, mais nous avons encore une bonne journée pour se reposer avant de reprendre l'avion.
| Pas un coin de rue sans petit stand installé. Même si ce n'est que pour y vendre quelques bonbons ou cigarettes à l'unité. |
| Magnifique façade de pharmacie. En Tanzanie, il y a encore une grande tradition de la peinture publicitaire et des enseignes peintes. |
On passe de longs moments à se balader dans les rues, entre les étals de vendeurs et les marchés.
Nous profitons également de la ville pour faire nos emplettes, aller au cinéma, et savourer un dernier plat indien.
| On trouve de tout dans la rue : couturiers, soudeurs, vendeurs... |
| Petite vue du marché du quartier de Kisutu, notre point de chute. |
| Les marchands ambulants ont toujours des solutions pour transporter leurs marchandises, voire le "stand" en entier. |
Et c'est déjà la fin du voyage. La Tanzanie est vraiment un pays fascinant aux multiples facettes et aux paysages tous plus incroyables les uns que les autres. Il peut parfois être difficile de s'écarter des chemins très balisés du tourisme qui fait vivre le pays. Mais l'effort en vaut la chandelle !
Deux voyages et pourtant, on aurait encore largement de quoi faire... Vivement le prochain !


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